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La place du bourg ? C’est moi qui l’ai faite !

En matière d’urbanisme, les collectivités font appel systématiquement aux cabinets d’études : urbanistes, architectes, programmateurs, etc… Un large panel d’experts est à l’œuvre dès qu’il s’agit de dessiner notre futur environnement.

Mais est-ce uniquement une affaire de spécialistes ?

 

De moins en moins en réalité : Les municipalités s’ouvrent de plus en plus au participatif et associent les citoyens à la transformation de leur cadre de vie, dès la phase d’élaboration du projet. Pour la création de nouveaux quartiers, les futurs habitants peuvent être consultés sur des aspects esthétiques, et parfois décident de la fonction de certains espaces communs : jardins partagés, espaces de jeux, zone verte…

 

Cette manière d’impliquer les citoyens se retrouve également maintenant dans des projets de rénovation urbaine.

Un exemple tout près de chez nous : la réhabilitation du quartier Cerdan, à Brest, en plein centre-ville, à proximité de la rue Jaurès et au-dessus de la gare.

Brest Métropole a décidé d’associer des habitants et acteurs locaux à la réflexion : un groupe sociologiquement représentatif de 30 habitants va être constitué : dix seront des riverains du quartier, dix des personnes travaillant dans les structures associatives du secteur, les dix derniers des gens qui n’habitent pas le quartier. Ils s’appuieront aussi sur une quinzaine d’ « experts » locaux (commerçants, professionnels divers) pour croiser les différents regards.

Un vrai engagement leur sera demandé, pour produire 2 ou 3 scénarios d’urbanisation, sachant que la zone sera principalement vouée au logement.

 

Autre exemple, la ville du Relecq-Kerhuon sollicite également ses administrés pour co-construire un espace de cœur de ville : la Place Jeanne d’Arc. La municipalité s’en remet aux habitants : couleurs, cheminements piétonniers, réaménagement paysagers, de quoi transformer radicalement la physionomie de la place et sa destination.

 

A Guilers, le réaménagement de la place de la Libération se fait attendre. Il a été annoncé lors des vœux du Maire comme le prochain chantier avant la fin du mandat.

Quelle est la vocation de ce cœur de ville ? Comment transformer cette place devenue terrain vague et parking sauvage mettant en péril les piétons se rendant chez les commerçants ? Que souhaitent les Guilériens ? Seront-ils associés, ou mieux encore, impliqués ?

 

Pour Idéo, les modèles de conduite de projet évoqués ci-dessus pour les opérations urbaines sont vraiment intéressants, particulièrement celui de Brest parce qu’il associe des citoyens représentatifs de la population concernée.

Et nous insistons sur « représentatif » : en effet, à Guilers, la tentative d’approche participative pour l’urbanisation du quartier nord-ouest fut un échec: faible participation, âge moyen 50 ans, personne dans la tranche 15-25, à peine mieux dans la tranche 25-40, surreprésentation des conseillers municipaux…. Quel dommage !

 

C’est un joli challenge à relever pour notre centre bourg. Allez, chiche ! Invitons la Municipalité à réaliser un vrai projet participatif !..

 

En tout cas, à Idéo, nous sommes dans les starting-blocks !

Et vous ?..

Le conseil municipal du 02 février….en bref

Le point principal de ce conseil était le débat d’orientation budgétaire (DOB). Imposé aux départements depuis 1982, la loi du 6 février 1992 a étendu aux communes de 3 500 habitants et plus, ainsi qu’aux régions, l’obligation d’organiser un débat sur les orientations générales du budget dans un délai de deux mois précédant l’examen de celui-ci par l’assemblée.

Le DOB a pour but de renforcer la démocratie participative en instaurant une discussion au sein du conseil sur les priorités et les évolutions de la situation financière de la collectivité. Il permet aux conseillers et aux concitoyens de prendre connaissance de l’état financier de la commune (fonctionnement, investissement, gestion de la dette) avant l’étape du budget primitif.

Le résultat de l’année 2016 sont « honorables » dixit le maire: une maitrise des dépenses avec des charges de fonctionnement à l’équilibre grâce à de gros efforts collectifs. Il se dit serein pour  2017. Une année où les investissements seront limités et principalement dédiés aux sportifs : club house pour le foot à Louis Ballard, vestiaire pour la pétanque, toiture et aménagement des vestiaires pour le gymnase de Penfeld. On notera aussi une première tranche pour le financement de vidéo protection (les caméras de surveillance bientôt à Guilers).

Une majorité municipale très fière de son bilan avec une action qui convient  à tout le monde, on appelle cela la méthode Coué.

Les élus de la minorité sont beaucoup moins optimistes : si les dépenses sont contenues et qu’il n’est pas prévu de nouvel emprunt, la dette reste très importante et limite les possibilités d’ investissements. Si les dotations de l’état sont à la baisse dans les prochaines années, l’équilibre sera difficile à trouver sans emprunts nouveaux.

L’équipe municipale a basé toute sa politique sur la vente de foncier avec la construction de logements afin d’augmenter le nombre d’habitants et les rentrées fiscales. Une politique de court terme qui pose  la question de l’anticipation :

-Les réserves foncières ne sont pas inépuisables et l’augmentation de la population entrainera des besoins nouveaux : ont-ils été anticipé ?

-Les équipements de la commune nécessiteront dans les années à venir des investissements très importants : ont-ils été anticipés ?

Enfin, transformer un terrain de foot en lotissement, mettre des maisons sur des espaces verts, transformer des terres agricoles en quartiers urbains, tout cela fait rentrer de l’argent dans les caisses mais n’est-ce pas au détriment d’un cadre de vie agréable ?

Une chose est sure, ces choix sont irréversibles et vont changer pour longtemps l’ADN de notre commune.

Ce débat d’orientation budgétaire qui n’a pas donné lieu à beaucoup d’échanges : d’un côté de l’autosatisfaction, de l’autre une inquiétude pour l’avenir.

Les élus de l’opposition se sont abstenus lors du vote.

Sur les autres points on notera :

  • La possibilité de prêts d’honneur communaux pour les étudiants qui partent faire leurs études à l’extérieur et dont le revenu des parents ne dépasse pas un certain plafond. Visiblement ce dispositif est très peu utilisé, sans doute par ignorance. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des services sociaux si vous êtes potentiellement concerné.
  • Modification du règlement de fonctionnement du multi accueil « les petits poussins ». Il s’agit de revenir sur la décision prise en 2016 qui prévoyait la communication par écrit 90 jours à l’avance pour une absence supérieure à 2 semaines. Les élus de la minorité avaient vigoureusement contesté cette mesure approuvée par les 24 élus majoritaires au motif qu’il n’est plus possible d’être laxiste ! Résultat, un an après, c’est une proposition de revenir  à un délai ramené à 60 jours, plus en rapport avec la réalité des contraintes professionnelles des parents.

Un exemple qui montre bien qu’être sourd aux arguments de l’opposition, simplement parce que c’est l’opposition, est tout sauf constructif et efficace.

  • Revitalisation du commerce de centre-ville. Suite à l’étude menée par un cabinet conseil, un plan d’action pour la période 2017- 2020 a été établi. Sorte de liste à la Prévert qui va d’opérations commerciales, au renforcement du marché, à la construction de Halle…..Dans ce dossier la première question à se poser est la suivante : quels commerces doit-on avoir au centre-ville et comment réussir à les pérenniser? plutôt que vouloir renforcer le marché hebdomadaire, ne vaut-il pas mieux aider ceux qui font déjà vivre le centre bourg au quotidien ? Un dossier piloté par la seule majorité:si les élus de l’opposition ont pourtant voté cette étude, ils ont été soigneusement tenus à l’écart des étapes de son déroulement. Un document bilan de l’étude a été réalisé : pas de transmission de ce document à l’opposition, malgré la demande des élus. Ce document serait un document « interne » que l’opposition a simplement le droit  de consulter en mairie ! Transparence, quand tu nous tiens…
  • Quant aux citoyens, même s’ils ont été sollicités pour répondre à l’enquête du cabinet conseil, ils n’ont pas plus d’information… Sur ce dossier, la mairie a sollicité une subvention du FISAC (Fond d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce). Quels sont les éléments du dossier ?, pour quelles actions ? Pour quels commerces ? Autant de questions sans réponses.
  • Les premières maisons du lotissement les Résidences de Kermengleuz devraient sortir de terre pour l’été prochain. Les anciens locaux du club house pourraient être vendus à Brest métropole Habitat. Celle-ci envisage d’y construire des logements sociaux.
  • Prochain conseil le 16 mars avec à l’ordre du jour : le budget.

 

  • Conclusion : Une équipe municipal qui poursuit son action….sans y associer l’opposition qui doit aller à la pêche aux informations. Dommage, ils représentent tout de même 35% des Guilériens.

Vous voulez agir et adopter un mode de vie responsable ? Ce forum est pour vous.

On parle de plus en plus de transition énergétique sans toujours savoir concrètement de quoi on parle. Rassembler les acteurs du territoire qui y travaillent, voilà l’objectif du forum climat déclic. Il se tiendra au Relecq-Kerhuon  samedi 04 février de 9h30 à 12h30 en partenariat avec Brest métropole, l’ADEME et Ener’gence, l’agence Energie-Climat du Pays de Brest.

Vous pourrez y découvrir des solutions locales et concrètes pour diminuer votre consommation d’énergie et lutter contre le changement climatique. Economies d’énergie, rénovation, habitat durable, énergies renouvelables, recyclerie itinérante, collecte de textile, tri des déchets, autopartage, essais de vélo électrique, transport collectif, compostage, alimentation, monnaie locale…

Si vous aussi vous voulez agir et adopter un mode de vie responsable, ce forum est pour vous.

Un forum similaire à Guilers ? Idéo est prêt à contribuer à sa mise en place si la municipalité est candidate.

Plus d’habitants, moins d’espaces verts ?

Une enquête Elipss de 2014 montre qu’un français sur 10 perçoit le manque d’espace vert comme un défaut de son quartier. De la même façon un sondage Ipsos de 2016 place le souhait d’espaces verts en tête des demandes de services publics locaux. Dans un contexte de budget municipal limité, 61% des répondants à l’enquête ont privilégié la création d’un parc, d’un square, d’un jardin public ou d’un terrain de sport.

Les espaces de verdure s’accompagnent d’une multitude de bienfaits  pour  les  populations,  pour  le  développement  durable  et pour l’économie locale.

La   littérature   scientifique et   économique apporte   aujourd’hui  de nombreuses preuves des bénéfices associés:

Les  espaces  verts favorisent la santé des  habitants  en apaisant

Le stress et en encourageant les activités physiques. Lieux de rencontres, les parcs, jardins et aires de loisirs renforcent le sentiment d’appartenance aux quartiers, et plus largement à la communauté.

Véritables   usines   biologiques, les   espaces   de   verdure contribuent   naturellement   à l’évacuation des eaux pluviales, ainsi qu’à  la  dépollution  des  eaux, de l’air et  des  sols. Ils favorisent la biodiversité au cœur même des grandes agglomérations.

Sur le plan économique, la gestion des espaces verts implique de nombreux emplois locaux. A  ceux-ci s’ajoutent des emplois indirects liés à  une  meilleure attractivité  démographique, touristique et économique des villes et des quartiers.

« Tous les voyants sont au vert pour que la population guilérienne continue à progresser sensiblement » les propos du maire dans le Ouest France se veulent rassurants. L’un des arguments qu’il met en avant pour l’attractivité de la commune est celui de l’environnement : L’environnement aussi est attractif : tout en se situant en périphérie de la Métropole, nous avons une vraie coupure écologique avec Brest.

Pourtant, depuis sa prise de fonction, on ne peut pas dire qu’il ait fait de l’environnement une priorité et sa politique de construction de nouveaux lotissements se traduit par toujours moins d’espaces verts.

On a l’impression que chaque parcelle disponible doit être l’occasion de nouvelles constructions. Une fois que tous les projets seront sortis de terre, quel sera la réserve foncière disponible sur Guilers ? Quel sera le % de celle-ci urbanisable ?

Si la préservation d’espaces verts peut paraitre anecdotique à Guilers avec la proximité du bois de Kéroual, celui-ci ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt !

Les vœux : le service minimum

La réception oorganisée pour les vœux du maire est l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et de tracer les perspectives pour celle qui débute. Si on peut se féliciter de la tonalité des propos,  cette année aucune polémique, on peut aussi déplorer le manque de contenu et d’informations précises.

Sur le bilan tout d’abord, trois points : la fin de l’agrandissement de l’école Pauline Kergomard, la réhabilitation de la rue Charles de Gaules et les travaux du rond-point de la route de Milizac.

Rien sur la problématique de la sécurité à Guilers : les incivilités sont –elles en augmentation ?, qu’en est-il des cambriolages, des vols…. On aurait aimé avoir quelques chiffres, une tendance.

Même chose sur les finances, Mr Ogor affirme «  les finances sont bonnes » mais il ne donne aucun chiffre.

Sur les projets pour l’année à venir, on est dans le flou, jugez vous-même :

Poursuite de l’urbanisation avec des projets de renouvellement urbain, «  on reviendra vers vous quand ils sortiront de terre »,

Poursuite des investissements pour les sportifs : pétanque, athlétisme, skate parc, de quelle nature, pour quel montant, avec quel calendrier ? Autant de questions qui restent sans réponses, il a juste assuré vouloir travailler en concertation avec les clubs concernés.

Et puis, le feuilleton du centre bourg continue. Après une étude pour un montant de plus de 20 000€ en 2016, il annonce….. une nouvelle étude en 2017 qui devrait être l’année du choix de l’aménageur en concertation avec Brest Métropole. La réalisation serait prévue en 2018. Idéo rappelle qu’une étude complète avait été réalisée avec l’ADEUPA en 2009 et qu’il ne restait plus qu’à mettre en œuvre ses préconisations.

Si pour le maire les projets sont nombreux, pour Idéo ils sont pour le moins flous et mériteraient d’être présentés aux habitants bien en amont, de cette façon on éviterait peut-être quelques erreurs.

Enfin, notre maire s’est égaré pour nous parler des élections municipales de la commune de …Guipavas ! Il a apporté son soutien à Fabrice Jacob, qui conduira une liste de droite ouverte au centre.

Pour Idéo, que le citoyen Pierre Ogor apporte son soutien à Mr Jacob cela ne pose pas de problème, par contre que le maire de Guilers le fasse lors de ses vœux à la population est totalement déplacé.

Excepté son propos liminaire, rien sur le travail des associations, de l’Agora, rien sur le travail des commerçants, des artisans. Il a juste remercié les artisans pour l’action de mécénat qui se traduira par un fourgon à disposition des associations.

En conclusion des vœux qui confirment ce que dit idéo depuis de nombreux mois : un maire et son équipe dont le travail  manque de transparence, avec de l’autosatisfaction et de moins en moins sans étiquette politique.