Le conseil municipal du 27 septembre……en bref

Une réunion sans sujet appelant le débat mais qui trace les contours du Guilers de demain, qui sera bien différent de celui d’aujourd’hui.

Point le plus intéressant, le préambule avec la présentation de l’étude pré-opérationnelle du schéma d’aménagement du secteur Nord Est de Guilers. Le cabinet Collectif d’Architecte a retracé l’historique de la démarche : amorce de réflexion en début 2016, une ballade urbaine suivie de 3 ateliers participatifs et de 2 réunions publiques. Aujourd’hui le projet est bien avancé et le cabinet a pu présenter le résultat issu de la concertation ainsi que des discussions avec l’équipe municipale. Deux zones concernées : Kerloquin ou les travaux ont déjà commencé avec un premier groupe de 34 logements à l’horizon 2018-2019, 35 suivront en 2019-2020 et enfin 20 autres en 2020.

Idéo : malheureusement le cabinet a passé très vite sur ce secteur. Pourtant la création de ces 90 logements d’ici 2 ans risque de poser des problèmes de circulation et de sécurité : pour rejoindre Brest, le plus simple consiste à emprunter la route du Tridour, il faudrait donc rapidement engager des travaux pour l’élargir et en faire une voie de circulation principale. Pour Idéo, ce sujet devrait être une priorité !

La deuxième zone est la plus grande :33hectares avec à terme pas moins de 900 logements ! Une zone délimitée par 2 sites naturels : la vallée du Tridour et la vallée de Mez ar reun.

L’accès principal se fera par la rue du Roudous, celle-ci devra faire l’objet de travaux afin d’en faire une voie principale. Une zone principalement dédiée à la maison individuelle (400) mais aussi à de l’individuel groupé (80), à de l’individuel dense (140) et enfin à des logements collectifs (280).

Bien évidement ces constructions vont générer des besoins en équipements publiques. Comment faire face au financement ? la mairie envisage un financement dans le cadre d’un PUP (Projet Urbain Participatif) (voir article : le PUP c’est quoi). Une première dans la métropole !

Idéo : même si ce projet a vocation à s’étaler dans le temps, il est d’une ampleur énorme ! Guilers semble engagé dans une course à la construction. Les lotissements se multiplient, les immeubles arrivent ! Face à cette augmentation de la population les services et les équipements publiques (écoles, équipements sportifs, etc….) seront-ils suffisants ?

Que vont penser ceux qui ont choisi de venir s’installer à Guilers pour sa proximité avec Brest mais aussi pour être un peu à la campagne ? Visiblement leur avis importe peu pour l’équipe actuelle !

Pour Idéo c’est l’identité de la commune qui va progressivement disparaitre, Guilers devenant une simple banlieue de Brest !

Enfin le recours à un PUP interroge au vue de l’ampleur du projet. Pourquoi ce choix ? quelles sont les raisons qui poussent la municipalité à choisir ce dispositif qui n’est pas sans risque et nécessite une très bonne anticipation.

Pour le reste de cette réunion :

  • Un point sur la rentrée scolaire, en résumé les effectifs sont stables
  • La construction d’un ensemble immobilier (un de plus) rue Charles de Gaule. Les propriétés situées au 33,33bis et 35 de cette rue seront détruites.
  • Une information sur les travaux rue Alexandre Lemonier : début en Novembre pour une durée de 3 mois. Réfection de la chaussée, des trottoirs et création de places de stationnement en épi.

Prochain conseil le 29 novembre.

Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas.

Le PUP c’est quoi ?

Créé par la loi n° 2009-323 du 25 mars 2009, le PUP est une participation d’urbanisme destinée au financement des équipements publics et exigible à l’occasion de la délivrance d’une autorisation d’urbanisme. Sa spécificité est de prendre la forme d’une convention : le PUP est un mécanisme de contractualisation préalable du financement de la réalisation d’équipements publics rendus nécessaires par une opération de construction ou d’aménagement.

Sa conclusion est une alternative au régime « classique » de fiscalité de l’urbanisme, puisqu’il entraîne une exonération de taxe d’aménagement. La convention de PUP est conclue entre, d’une part, un ou des contributeurs – pouvant être le ou les propriétaires, aménageurs et/ou constructeurs – et la commune.

La loi Alur du 24 mars 2014 permet donc de définir un périmètre dans lequel tous les propriétaires, aménageurs ou constructeurs seront contraints de signer une convention de PUP préalablement à l’obtention d’un permis d’aménager ou d’un permis de construire.

Ces PUP « forcés » ne peuvent concerner que des équipements publics :

– qui ont vocation à faire l’objet d’un premier PUP (non encore conclu et ne les finançant que partiellement) ;
– qui desservent un secteur plus vaste : dans ce périmètre, fixé par délibération, la conclusion de PUP peut être imposée aux futurs constructeurs et aménageurs ;
– qui sont « encore à réaliser ou déjà réalisés », et c’est là une vraie innovation : par cette disposition, rien ne fait plus obstacle à ce que la collectivité publique réalise les équipements publics en cause dès la conclusion du premier PUP et surtout que ces équipements puissent être intégralement financés par des PUP, au fur et à mesure des projets d’aménagement ou de construction privés dans ce secteur.

 

 

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