Quelle mouche!

Quelle mouchemouche a donc piqué notre Maire et Conseiller Départemental lors du dernier conseil municipal ? Cette séance avait pour points principaux le budget primitif 2016 et le compte administratif 2015.

«  Les efforts consentis depuis 2 ans nous ont permis de tenir nos objectifs, on peut regarder l’avenir avec sérénité ». Un maire serein qui a pourtant choisi pour justifier sa politique d’investissement et la dette importante de la commune de dénigrer une commune voisine, Gouesnou !

Guilers serait attractive contrairement à Gouesnou qui par manque d’investissements aurait des bâtiments et infrastructures dans un état déplorable. Une comparaison, reprise par le Télégramme, qui provoque beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux.

Elle est contestable sur le fond: en effet, les amateurs de pétanque Guilériens seraient bien contents d’avoir un boulodrome couvert comme leurs collègues de Gouesnou, et les athlètes préfèreraient s’entrainer à Guilers plutôt que de devoir aller jusque Gouesnou pour trouver une vraie piste d’athlétisme.  En revanche, il suffit de visiter les installations sportives de Penfeld pour se rendre compte de leur manque d’entretien. On pourrait multiplier les exemples.

Idéo rappelle à Mr Ogor qu’il y a un proverbe qui dit qu’il vaut mieux balayer devant sa porte avant d’aller s’occuper des affaires du voisin !

Sur la forme, en tant  que citoyen  lambda, chacun peut avoir une analyse, une opinion sur l’évolution de sa ville et des villes voisines.

En tant que Maire, dénigrer les choix de gestion du voisin pour justifier les siens est une stratégie discutable. Juger publiquement son collègue en conseil municipal au risque d’être repris par la presse locale est un vrai faux-pas de communication, surtout lorsqu’on est conseiller départemental du territoire concerné!

Les réponses du maire de Gouesnou et de son prédécesseur, tous deux de droite également, ne ce sont pas fait attendre, dans le télégramme du 22 mars:

Les propos tenus par Pierre Ogor, maire de Guilers, lors du conseil municipal de sa commune jeudi dernier, où il comparait les trajectoires de Guilers et Gouesnou, ont suscité un certain émoi. Hier, le maire, Stéphane Roudaut, et son prédécesseur, Michel Phélep, ont pris la plume pour y répondre. « À Gouesnou, nous avons pratiqué une gestion financière rigoureuse depuis 2008 : désendettement, 2,3 années en 2014, chiffre excellent, tout en réalisant les investissements nécessaires à la population et aux associations sans recourir à l’emprunt », écrit Michel Phélep, maire de 2008 à 2014. « Nos investissements prioritaires, après études techniques et financières approfondies, font l’objet d’un plan pluriannuel réaliste, compatible avec nos moyens financiers, établi en 2000 et actualisé par la nouvelle équipe jusqu’en 2020 en tenant compte des nouvelles règles et contraintes financières imposées par l’État ».

Conclusion pour l’ancien maire : « Regarde l’exemple de Gouesnou… et ta commune sera bien gérée ».

Des finances saines

« Gouesnou n’est pas sur le déclin, ni nos bâtiments semblables à une ville de l’ère post-soviétique ! », prolonge Stéphane Roudaut. « Gouesnou a des finances saines et peut se projeter vers l’avenir ! Oui, le contexte est difficile. Oui, la commune est celle, de toute la Métropole, qui perd le plus de dotations d’État sur le mandat, avec près de 2,7 M€. Oui, le dernier recensement démographique ne nous satisfait pas. Oui, nous avons procédé à des choix, à des efforts et à de très importantes économies sur le budget de fonctionnement. Et encore oui, tout ceci ne nous facilite pas la tâche ! Mais non, mille fois non, nous ne sombrons pas dans le pessimisme à Gouesnou ! »

Pour Idéo, cet épisode ne grandit pas l’image de Guilers , attention, l’arrogance isole.

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