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Le conseil municipal du 02 février….en bref

Le point principal de ce conseil était le débat d’orientation budgétaire (DOB). Imposé aux départements depuis 1982, la loi du 6 février 1992 a étendu aux communes de 3 500 habitants et plus, ainsi qu’aux régions, l’obligation d’organiser un débat sur les orientations générales du budget dans un délai de deux mois précédant l’examen de celui-ci par l’assemblée.

Le DOB a pour but de renforcer la démocratie participative en instaurant une discussion au sein du conseil sur les priorités et les évolutions de la situation financière de la collectivité. Il permet aux conseillers et aux concitoyens de prendre connaissance de l’état financier de la commune (fonctionnement, investissement, gestion de la dette) avant l’étape du budget primitif.

Le résultat de l’année 2016 sont « honorables » dixit le maire: une maitrise des dépenses avec des charges de fonctionnement à l’équilibre grâce à de gros efforts collectifs. Il se dit serein pour  2017. Une année où les investissements seront limités et principalement dédiés aux sportifs : club house pour le foot à Louis Ballard, vestiaire pour la pétanque, toiture et aménagement des vestiaires pour le gymnase de Penfeld. On notera aussi une première tranche pour le financement de vidéo protection (les caméras de surveillance bientôt à Guilers).

Une majorité municipale très fière de son bilan avec une action qui convient  à tout le monde, on appelle cela la méthode Coué.

Les élus de la minorité sont beaucoup moins optimistes : si les dépenses sont contenues et qu’il n’est pas prévu de nouvel emprunt, la dette reste très importante et limite les possibilités d’ investissements. Si les dotations de l’état sont à la baisse dans les prochaines années, l’équilibre sera difficile à trouver sans emprunts nouveaux.

L’équipe municipale a basé toute sa politique sur la vente de foncier avec la construction de logements afin d’augmenter le nombre d’habitants et les rentrées fiscales. Une politique de court terme qui pose  la question de l’anticipation :

-Les réserves foncières ne sont pas inépuisables et l’augmentation de la population entrainera des besoins nouveaux : ont-ils été anticipé ?

-Les équipements de la commune nécessiteront dans les années à venir des investissements très importants : ont-ils été anticipés ?

Enfin, transformer un terrain de foot en lotissement, mettre des maisons sur des espaces verts, transformer des terres agricoles en quartiers urbains, tout cela fait rentrer de l’argent dans les caisses mais n’est-ce pas au détriment d’un cadre de vie agréable ?

Une chose est sure, ces choix sont irréversibles et vont changer pour longtemps l’ADN de notre commune.

Ce débat d’orientation budgétaire qui n’a pas donné lieu à beaucoup d’échanges : d’un côté de l’autosatisfaction, de l’autre une inquiétude pour l’avenir.

Les élus de l’opposition se sont abstenus lors du vote.

Sur les autres points on notera :

  • La possibilité de prêts d’honneur communaux pour les étudiants qui partent faire leurs études à l’extérieur et dont le revenu des parents ne dépasse pas un certain plafond. Visiblement ce dispositif est très peu utilisé, sans doute par ignorance. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des services sociaux si vous êtes potentiellement concerné.
  • Modification du règlement de fonctionnement du multi accueil « les petits poussins ». Il s’agit de revenir sur la décision prise en 2016 qui prévoyait la communication par écrit 90 jours à l’avance pour une absence supérieure à 2 semaines. Les élus de la minorité avaient vigoureusement contesté cette mesure approuvée par les 24 élus majoritaires au motif qu’il n’est plus possible d’être laxiste ! Résultat, un an après, c’est une proposition de revenir  à un délai ramené à 60 jours, plus en rapport avec la réalité des contraintes professionnelles des parents.

Un exemple qui montre bien qu’être sourd aux arguments de l’opposition, simplement parce que c’est l’opposition, est tout sauf constructif et efficace.

  • Revitalisation du commerce de centre-ville. Suite à l’étude menée par un cabinet conseil, un plan d’action pour la période 2017- 2020 a été établi. Sorte de liste à la Prévert qui va d’opérations commerciales, au renforcement du marché, à la construction de Halle…..Dans ce dossier la première question à se poser est la suivante : quels commerces doit-on avoir au centre-ville et comment réussir à les pérenniser? plutôt que vouloir renforcer le marché hebdomadaire, ne vaut-il pas mieux aider ceux qui font déjà vivre le centre bourg au quotidien ? Un dossier piloté par la seule majorité:si les élus de l’opposition ont pourtant voté cette étude, ils ont été soigneusement tenus à l’écart des étapes de son déroulement. Un document bilan de l’étude a été réalisé : pas de transmission de ce document à l’opposition, malgré la demande des élus. Ce document serait un document « interne » que l’opposition a simplement le droit  de consulter en mairie ! Transparence, quand tu nous tiens…
  • Quant aux citoyens, même s’ils ont été sollicités pour répondre à l’enquête du cabinet conseil, ils n’ont pas plus d’information… Sur ce dossier, la mairie a sollicité une subvention du FISAC (Fond d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce). Quels sont les éléments du dossier ?, pour quelles actions ? Pour quels commerces ? Autant de questions sans réponses.
  • Les premières maisons du lotissement les Résidences de Kermengleuz devraient sortir de terre pour l’été prochain. Les anciens locaux du club house pourraient être vendus à Brest métropole Habitat. Celle-ci envisage d’y construire des logements sociaux.
  • Prochain conseil le 16 mars avec à l’ordre du jour : le budget.

 

  • Conclusion : Une équipe municipal qui poursuit son action….sans y associer l’opposition qui doit aller à la pêche aux informations. Dommage, ils représentent tout de même 35% des Guilériens.

Plus de ballons, place aux pelleteuses

Les pelleteuses et les engins de chantiers ont pris possession de l’ex-stade de Kermengleuz. Pour tous les footeux de Guilers et leurs supporters, ce n’est pas sans un pincement au cœur qu’ils voient disparaitre un lieu qui a connu tant d’émotions. Mais, c’est ainsi, la municipalité actuelle a décidé ( une fois les élections passées), de transformer cet espace dédié au sport en lotissement.

Notre commune souhaite donc avoir plus d’habitants……mais dans le même temps réduit les équipements sportifs ! Selon la municipalité, le terrain en synthétique de Louis Ballard suffit aux besoins de l’activité football, sauf qu’il manque à minima  un club house et une tribune pour retrouver l’équivalent de Kermengleuz. Il faudra donc encore mettre quelques centaines de milliers d’euros sur la table pour y parvenir. Mais la question de fond qui se pose est la suivante : que restera-t-il comme espace non construit à Guilers ? Qu’en sera-t-il de la qualité de vie que les habitants sont venus chercher ?

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Carton plein

Carton Plein

Depuis l’ouverture du site Idéo en juin dernier, le flux de visiteurs est constant.
La Lettre d’Idéo a été distribuée dans presque toutes les boites aux lettres en octobre, avec des retours positifs. Nous commençons à être contactés par des Guilériens curieux de l’association, ou porteurs de questions sur des thématiques municipales.

L’un des objectifs d’Idéo, susciter le débat à l’échelon local, est en bonne voie d’être réalisé.

En novembre, la tribune des élus d’opposition dans le Télégramme en réponse à l’interview du Maire dans le même quotidien quelques jours auparavant, a aussi été lue et commentée par beaucoup de Guilériens.

Idéo et les élus de l’opposition municipale partagent une même analyse de la situation financière de Guilers, s’appuyant à chaque fois sur des sources fiables dans leurs communications : les comptes officiels de la municipalité, et les sites internet de finances publiques.
Les données sont vérifiables, et à force de nous voir agiter le chiffon rouge, certains Guilériens commencent à se poser des questions sur la gestion municipale.

Une situation qui semble gêner l’équipe de la majorité, pour preuve le déroulement du conseil municipal du jeudi 03 décembre. Il n’y a pas eu une, ni deux mais trois interventions des élus de la majorité. Ils ont lu des textes sans lien avec les points à l’ordre du jour  mais reprenant fidèlement toutes les communications citées plus haut (Lettre d’Idéo pour le budget, le site sportif de Penfeld et le stade de Kermengleuz, La tribune du télégramme pour la dette municipale, la baisse des dotations et les 11 emplois supplémentaires de la mairie)

Nous avions là des lecteurs assidus ! carton plein sur tous les sujets proposés…

Quel était le fond des interventions de la majorité ?
• Quelques amalgames : Idéo et les élus de l’opposition seraient contre le terrain synthétique (alors qu’il était dans le programme Guilers Avenir), et contre les lotissements communaux (pourtant dans le même programme), alors que ce sont la destruction du stade de kermengleuz et sa transformation en lotissement pour financer le terrain synthétique qu’ils dénoncent.
•L’équipe municipale est fière de ses réalisations, « investir c’est s’enrichir » tel est leur slogan!  Encore faut-il que les capacités financières de Guilers le permettent !  Pour Idéo et les élus de l’opposition, ces réalisations, enchaînées trop rapidement, ont contribué à mettre la ville dans le rouge par le recours systématique à l’emprunt et la hausse des frais de fonctionnement qu’elles induisent.
• Pour la mairie, Idéo, et des élus de l’opposition agissent par jalousie, méchanceté, et avec des  mensonges, toujours des mensonges…

Pourtant les élus de l’opposition prendraient de sacrés risques à brandir des chiffres erronés en pleine page du Télégramme, et Idéo s’exposerait à des procès pour diffamation s’il y avait le moindre dérapage dans ses écrits.

Ce jeudi en conseil, pourtant, la majorité n’a contesté aucun chiffre… et pour cause, impossible de contester que :

• hélas oui, il faudrait bien 14 années à Guilers pour se désendetter alors qu’il est raisonnable de rester en dessous des 8 ans, (compte administratif 2014)
• hélas oui, la dette communale est bien passée de 1,7 millions € en 2008 à 4,7 millions € en 2014,
• oui, la mairie a bien recruté 11 équivalents temps pleins sur la même période.
• oui, il y aura un impact « baisse des dotations de l’Etat », mais il serait de l’ordre de 5% du budget global de la commune sur le mandat,   (selon les données connues à ce jour). Cette baisse des dotations de l’Etat est loin d’être la seule cause de la situation financière de la commune.

L’une des interventions portait aux nues le site sportif de Penfeld, installations formidables au planning disputé. Les échos que nous avons sont loin d’être si positifs, au grand dépit des sportifs devant un gymnase vétuste et impraticable quand il pleut. (Mais c’est si rare chez nous…) Nous invitons tous les guilériens à aller y faire un tour, ils jugeront par eux même de l’ampleur des investissements qu’il faudrait entreprendre pour en faire un site sportif digne de ce nom.

Idéo était sur la sellette ce jeudi, visé, vilipendé, et ce fut une surprise de déchainer des réactions si hostiles. Que l’équipe municipale utilise une session du conseil pour nous répondre  montre que nous avons pris depuis juin une vraie place dans la communauté Guilérienne.
C’est la reconnaissance d’une voix divergente, d’une démarche de citoyenneté active, critique, et constructive.
Constructive, oui :
Car nous pourrions aussi laisser la situation se dégrader encore sans intervenir, sans alerter. Ce serait de la non assistance à commune en danger.
Idéo a des propositions visant à améliorer la concertation, la participation citoyenne…. Et il y en aura d’autres. Visiblement le mot débat n’est pas dans tous les dictionnaires.

Idéo, avec ses petits moyens, continuera a proposer des initiatives pour le faire vivre. N’hésitez pas à nous rejoindre.

Ce baptême du feu (républicain)  en conseil nous a gonflés à bloc…. Merci, merci, pour ces encouragements.

 

Article Ouest France : Comment l’État traitera votre commune en 2016…

Idéo vous relaie une information passée dans le Ouest-France du 04 novembre dernier (édition de Brest), qui, sauf erreur, n’a pas été reprise par le Télégramme.

Voici l’intégralité de l’article:

Comment l’État traitera votre commune en 2016…

Olivier PAULY.

Nos confrères du Monde ont obtenu une projection des subventions de l’État aux collectivités locales. Parmi les huit villes de la métropole, le sort réservé à chacune d’elle varie énormément.

Pourquoi ? Comment ?

Qui perdra, qui gagnera, au jeu des dotations de l’État ?

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La carte ci-contre est assez éloquente. Issue de chiffres dévoilés par Le Monde, elle révèle que dans la métropole brestoise, c’est la commune de Guipavas qui est proportionnellement la plus touchée par la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Entre 2015 et 2016, la commune de Gurvan Moal connaîtra ainsi une baisse de 7,94 % des aides que l’État lui accorde (soit 106 000 €). « Nous avons déjà fait beaucoup d’efforts sur nos dépenses en 2014 et 2015, explique son adjoint aux finances, Gurvan Guyonvarc’h. Mais l’État n’en tient absolument pas compte et ce n’est pas acceptable. » La baisse en euros est en revanche plus importante pour la Ville de Brest, avec une perte de 274 000 € (soit – 0,8 %).

Ces chiffres comportent-ils des limites ?

Oui. Les données publiées par Le Monde ne comportent pas la fameuse « contribution au redressement des finances publiques » (CRFP). Celle-là même dont les effets sont redoutés par les maires. Ainsi, selon les projections brutes, la commune de Gouesnou verrait sa DGF baisser de seulement 1 082 € entre 2015 et 2016. Mais, d’après son maire, Stéphane Roudaut, « en 2015, la CRFP a représenté 125 000 € en moins pour notre budget communal. Et ce sera pareil en 2016, et pour chaque année, jusqu’à 2020 ». En tenant compte de la CRFP, aucune commune de la métropole ne verra sa DGF augmenter en 2016. C’est aussi pour cela qu’au Relecq, malgré une hausse de la DGF brute, Yohann Nédellec a décidé de supprimer sa traditionnelle cérémonie de voeux aux habitants, économisant ainsi 5 000 € par an.

À quoi sert la DGF ?

Comme son nom l’indique, cette dotation sert à financer une partie du fonctionnement des collectivités locales. Logique, dans la mesure où elles contribuent au bon fonctionnement de l’État sur l’ensemble du territoire. Par fonctionnement, on entend notamment le traitement des fonctionnaires territoriaux, le règlement des factures d’électricité pour les locaux ou de carburant pour les véhicules communaux. Ou les subventions aux associations. « En 2015, nous avons fait un effort de 70 000 € sur le budget, rappelle Stéphane Roudaut. Nous sommes à la période des arbitrages pour 2016, et nous aurons encore des décisions à prendre… »

La baisse de la DGF n’a pas d’autre impact ?

Si. La DGF a un impact indirect sur les investissements. Sans économies réalisées par ailleurs, ou sans hausse d’autres ressources comme les impôts locaux, une baisse de la DGF peut se traduire par une réduction de l’épargne. Complétée par le recours à l’emprunt et aux diverses subventions d’équipement, l’épargne est à la base des investissements. « On arrivera bientôt à l’os sur le fonctionnement, prévient Christian Guyonvarc’h. Après, faudra-t-il toucher aux chantiers prévus ? »

D’où viennent les chiffres sur l’évolution des aides de l’État aux communes ?

Depuis plusieurs années, et surtout en 2015, les maires s’inquiètent de l’évolution des aides de l’État à leurs collectivités. Un mouvement qui réunit les grandes tendances de l’échiquier politique. Les parlementaires se sont ainsi saisis du dossier. Ils ont demandé au ministère des Finances de leur remettre une simulation des effets de la réforme. C’est ce document que s’est procuré Le Monde.

lien vers l’article en ligne sur Ouest-France.fr

Le rouge est mis (suite)

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Depuis des mois, Idéo essaye d’informer les Guilériens sur la dérive budgétaire de la commune.

Plutôt que de grands discours, un petit tableau qui nous montre le taux d’endettement par habitants et son évolution depuis 2000.

Comme les chiffres seuls ne veulent pas dire grand-chose, le tableau présente aussi les éléments pour les communes proches de Guilers ( Bohars, Plouzané, Guipavas, Gouesnou et Plougastel ).

Nous vous laissons le soin de faire votre analyse, pour Idéo il n’est pas besoin de faire de commentaire, les chiffres sont assez parlants.

Annuité de la dette par habitant en euros Guilers Bohars Plouzané Gouesnou Guipavas Plougastel
chiffres 2014 149 66 77 61 80 49
Chiffres 2010 23 73 76 65 36 51
Chiffre 2005 40 56 80 62 27 38
Chiffre 2000 42 55 115 109 47 91

 

Chiffres officiels consultables sur : http://www.collectivites-locales.gouv.fr/finances-locales-communes