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Carton plein

Carton Plein

Depuis l’ouverture du site Idéo en juin dernier, le flux de visiteurs est constant.
La Lettre d’Idéo a été distribuée dans presque toutes les boites aux lettres en octobre, avec des retours positifs. Nous commençons à être contactés par des Guilériens curieux de l’association, ou porteurs de questions sur des thématiques municipales.

L’un des objectifs d’Idéo, susciter le débat à l’échelon local, est en bonne voie d’être réalisé.

En novembre, la tribune des élus d’opposition dans le Télégramme en réponse à l’interview du Maire dans le même quotidien quelques jours auparavant, a aussi été lue et commentée par beaucoup de Guilériens.

Idéo et les élus de l’opposition municipale partagent une même analyse de la situation financière de Guilers, s’appuyant à chaque fois sur des sources fiables dans leurs communications : les comptes officiels de la municipalité, et les sites internet de finances publiques.
Les données sont vérifiables, et à force de nous voir agiter le chiffon rouge, certains Guilériens commencent à se poser des questions sur la gestion municipale.

Une situation qui semble gêner l’équipe de la majorité, pour preuve le déroulement du conseil municipal du jeudi 03 décembre. Il n’y a pas eu une, ni deux mais trois interventions des élus de la majorité. Ils ont lu des textes sans lien avec les points à l’ordre du jour  mais reprenant fidèlement toutes les communications citées plus haut (Lettre d’Idéo pour le budget, le site sportif de Penfeld et le stade de Kermengleuz, La tribune du télégramme pour la dette municipale, la baisse des dotations et les 11 emplois supplémentaires de la mairie)

Nous avions là des lecteurs assidus ! carton plein sur tous les sujets proposés…

Quel était le fond des interventions de la majorité ?
• Quelques amalgames : Idéo et les élus de l’opposition seraient contre le terrain synthétique (alors qu’il était dans le programme Guilers Avenir), et contre les lotissements communaux (pourtant dans le même programme), alors que ce sont la destruction du stade de kermengleuz et sa transformation en lotissement pour financer le terrain synthétique qu’ils dénoncent.
•L’équipe municipale est fière de ses réalisations, « investir c’est s’enrichir » tel est leur slogan!  Encore faut-il que les capacités financières de Guilers le permettent !  Pour Idéo et les élus de l’opposition, ces réalisations, enchaînées trop rapidement, ont contribué à mettre la ville dans le rouge par le recours systématique à l’emprunt et la hausse des frais de fonctionnement qu’elles induisent.
• Pour la mairie, Idéo, et des élus de l’opposition agissent par jalousie, méchanceté, et avec des  mensonges, toujours des mensonges…

Pourtant les élus de l’opposition prendraient de sacrés risques à brandir des chiffres erronés en pleine page du Télégramme, et Idéo s’exposerait à des procès pour diffamation s’il y avait le moindre dérapage dans ses écrits.

Ce jeudi en conseil, pourtant, la majorité n’a contesté aucun chiffre… et pour cause, impossible de contester que :

• hélas oui, il faudrait bien 14 années à Guilers pour se désendetter alors qu’il est raisonnable de rester en dessous des 8 ans, (compte administratif 2014)
• hélas oui, la dette communale est bien passée de 1,7 millions € en 2008 à 4,7 millions € en 2014,
• oui, la mairie a bien recruté 11 équivalents temps pleins sur la même période.
• oui, il y aura un impact « baisse des dotations de l’Etat », mais il serait de l’ordre de 5% du budget global de la commune sur le mandat,   (selon les données connues à ce jour). Cette baisse des dotations de l’Etat est loin d’être la seule cause de la situation financière de la commune.

L’une des interventions portait aux nues le site sportif de Penfeld, installations formidables au planning disputé. Les échos que nous avons sont loin d’être si positifs, au grand dépit des sportifs devant un gymnase vétuste et impraticable quand il pleut. (Mais c’est si rare chez nous…) Nous invitons tous les guilériens à aller y faire un tour, ils jugeront par eux même de l’ampleur des investissements qu’il faudrait entreprendre pour en faire un site sportif digne de ce nom.

Idéo était sur la sellette ce jeudi, visé, vilipendé, et ce fut une surprise de déchainer des réactions si hostiles. Que l’équipe municipale utilise une session du conseil pour nous répondre  montre que nous avons pris depuis juin une vraie place dans la communauté Guilérienne.
C’est la reconnaissance d’une voix divergente, d’une démarche de citoyenneté active, critique, et constructive.
Constructive, oui :
Car nous pourrions aussi laisser la situation se dégrader encore sans intervenir, sans alerter. Ce serait de la non assistance à commune en danger.
Idéo a des propositions visant à améliorer la concertation, la participation citoyenne…. Et il y en aura d’autres. Visiblement le mot débat n’est pas dans tous les dictionnaires.

Idéo, avec ses petits moyens, continuera a proposer des initiatives pour le faire vivre. N’hésitez pas à nous rejoindre.

Ce baptême du feu (républicain)  en conseil nous a gonflés à bloc…. Merci, merci, pour ces encouragements.

 

Article Ouest France : Comment l’État traitera votre commune en 2016…

Idéo vous relaie une information passée dans le Ouest-France du 04 novembre dernier (édition de Brest), qui, sauf erreur, n’a pas été reprise par le Télégramme.

Voici l’intégralité de l’article:

Comment l’État traitera votre commune en 2016…

Olivier PAULY.

Nos confrères du Monde ont obtenu une projection des subventions de l’État aux collectivités locales. Parmi les huit villes de la métropole, le sort réservé à chacune d’elle varie énormément.

Pourquoi ? Comment ?

Qui perdra, qui gagnera, au jeu des dotations de l’État ?

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La carte ci-contre est assez éloquente. Issue de chiffres dévoilés par Le Monde, elle révèle que dans la métropole brestoise, c’est la commune de Guipavas qui est proportionnellement la plus touchée par la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Entre 2015 et 2016, la commune de Gurvan Moal connaîtra ainsi une baisse de 7,94 % des aides que l’État lui accorde (soit 106 000 €). « Nous avons déjà fait beaucoup d’efforts sur nos dépenses en 2014 et 2015, explique son adjoint aux finances, Gurvan Guyonvarc’h. Mais l’État n’en tient absolument pas compte et ce n’est pas acceptable. » La baisse en euros est en revanche plus importante pour la Ville de Brest, avec une perte de 274 000 € (soit – 0,8 %).

Ces chiffres comportent-ils des limites ?

Oui. Les données publiées par Le Monde ne comportent pas la fameuse « contribution au redressement des finances publiques » (CRFP). Celle-là même dont les effets sont redoutés par les maires. Ainsi, selon les projections brutes, la commune de Gouesnou verrait sa DGF baisser de seulement 1 082 € entre 2015 et 2016. Mais, d’après son maire, Stéphane Roudaut, « en 2015, la CRFP a représenté 125 000 € en moins pour notre budget communal. Et ce sera pareil en 2016, et pour chaque année, jusqu’à 2020 ». En tenant compte de la CRFP, aucune commune de la métropole ne verra sa DGF augmenter en 2016. C’est aussi pour cela qu’au Relecq, malgré une hausse de la DGF brute, Yohann Nédellec a décidé de supprimer sa traditionnelle cérémonie de voeux aux habitants, économisant ainsi 5 000 € par an.

À quoi sert la DGF ?

Comme son nom l’indique, cette dotation sert à financer une partie du fonctionnement des collectivités locales. Logique, dans la mesure où elles contribuent au bon fonctionnement de l’État sur l’ensemble du territoire. Par fonctionnement, on entend notamment le traitement des fonctionnaires territoriaux, le règlement des factures d’électricité pour les locaux ou de carburant pour les véhicules communaux. Ou les subventions aux associations. « En 2015, nous avons fait un effort de 70 000 € sur le budget, rappelle Stéphane Roudaut. Nous sommes à la période des arbitrages pour 2016, et nous aurons encore des décisions à prendre… »

La baisse de la DGF n’a pas d’autre impact ?

Si. La DGF a un impact indirect sur les investissements. Sans économies réalisées par ailleurs, ou sans hausse d’autres ressources comme les impôts locaux, une baisse de la DGF peut se traduire par une réduction de l’épargne. Complétée par le recours à l’emprunt et aux diverses subventions d’équipement, l’épargne est à la base des investissements. « On arrivera bientôt à l’os sur le fonctionnement, prévient Christian Guyonvarc’h. Après, faudra-t-il toucher aux chantiers prévus ? »

D’où viennent les chiffres sur l’évolution des aides de l’État aux communes ?

Depuis plusieurs années, et surtout en 2015, les maires s’inquiètent de l’évolution des aides de l’État à leurs collectivités. Un mouvement qui réunit les grandes tendances de l’échiquier politique. Les parlementaires se sont ainsi saisis du dossier. Ils ont demandé au ministère des Finances de leur remettre une simulation des effets de la réforme. C’est ce document que s’est procuré Le Monde.

lien vers l’article en ligne sur Ouest-France.fr

Le rouge est mis (suite)

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Depuis des mois, Idéo essaye d’informer les Guilériens sur la dérive budgétaire de la commune.

Plutôt que de grands discours, un petit tableau qui nous montre le taux d’endettement par habitants et son évolution depuis 2000.

Comme les chiffres seuls ne veulent pas dire grand-chose, le tableau présente aussi les éléments pour les communes proches de Guilers ( Bohars, Plouzané, Guipavas, Gouesnou et Plougastel ).

Nous vous laissons le soin de faire votre analyse, pour Idéo il n’est pas besoin de faire de commentaire, les chiffres sont assez parlants.

Annuité de la dette par habitant en euros Guilers Bohars Plouzané Gouesnou Guipavas Plougastel
chiffres 2014 149 66 77 61 80 49
Chiffres 2010 23 73 76 65 36 51
Chiffre 2005 40 56 80 62 27 38
Chiffre 2000 42 55 115 109 47 91

 

Chiffres officiels consultables sur : http://www.collectivites-locales.gouv.fr/finances-locales-communes

Attention aux artifices!

rentréeDans le dernier Guilers Mag, le maire réaffirme les difficultés liées aux baisses des dotations de l’état.

Certes on ne peut nier leur réalité mais elles étaient annoncées depuis longtemps et il était donc possible d’adapter les prévisions budgétaires. De plus les dotations de l’état sont l’émanation des impôts des contribuables ; dans cette période de crise économique, difficile d’envisager une hausse pour financer des budgets municipaux.

Pour les exécutifs il faut donc faire des choix. Visiblement notre municipalité n’a pas choisi de faire des économies sur le volet animation. Ainsi alors que beaucoup pensaient que les festivités de « Guilers fait sa rentrée » seraient victimes des restrictions budgétaires, il n’en est rien.

Pour Idéo, la ligne suivie par l’équipe municipale manque pour le moins de cohérence.

Récré-goûter, suite…. mais comment fait Plougastel-Daoulas?

La hausse des tarifs de l’accueil périscolaire à Guilers a fait débat en conseil municipal le 18 juin dernier. Tarifs votés à l’unanimité moins les 5 voix de l’opposition.  (voir Parents d’élèves: le récré-goûter leur reste sur l’estomac )

Les parents d’élèves des deux APE, Chateaubriand et Pauline Kergomard ont conjointement réagi dans la presse locale, (cf Le Télégramme, 25/06/2015)

(double-cliquez sur l’article pour le voir en taille réelle)

Guilers APE récré-gouters 25 juin2015

Jetons un petit coup d’œil chez notre voisin de l’autre côté du pont…. A Plougastel-Daoulas, mêmes contraintes de réforme des rythmes scolaires, même baisse des dotations publiques, une organisation très semblable à celle de Guilers, avec un temps récréatif et un goûter de 16h à 16h30…. la différence, de taille, est que le goûter est offert, et que la municipalité fait de ce temps de transition un élément de cohésion et aussi un gage de sécurité des enfants, occupés et nourris en attendant qu’on vienne les chercher ou l’heure du départ en transport scolaire.

Mais comment expliquer que ce soit possible à Plougastel-Daoulas ? sans doute le micro-climat de la presqu’île?

Plougastel-Daoulas, Le Télégramme, 23 juin 2015.

Plougastel Mairie Récré-gouter