Archives par mot-clé : écologie urbaine

Vous voulez agir et adopter un mode de vie responsable ? Ce forum est pour vous.

On parle de plus en plus de transition énergétique sans toujours savoir concrètement de quoi on parle. Rassembler les acteurs du territoire qui y travaillent, voilà l’objectif du forum climat déclic. Il se tiendra au Relecq-Kerhuon  samedi 04 février de 9h30 à 12h30 en partenariat avec Brest métropole, l’ADEME et Ener’gence, l’agence Energie-Climat du Pays de Brest.

Vous pourrez y découvrir des solutions locales et concrètes pour diminuer votre consommation d’énergie et lutter contre le changement climatique. Economies d’énergie, rénovation, habitat durable, énergies renouvelables, recyclerie itinérante, collecte de textile, tri des déchets, autopartage, essais de vélo électrique, transport collectif, compostage, alimentation, monnaie locale…

Si vous aussi vous voulez agir et adopter un mode de vie responsable, ce forum est pour vous.

Un forum similaire à Guilers ? Idéo est prêt à contribuer à sa mise en place si la municipalité est candidate.

Toujours des incivilités, à quand des initiatives?

De façon régulière on trouve dans les nouvelles de Guilers des appels au civisme de la part de mairie. Ainsi cette semaine la problématique posée est celle de la décharge de déchets verts. Visiblement, malgré ces différents messages, la situation ne s’améliore pas. On peut même se demander si les appels de la mairie ne sont pas un aveu d’échec et une façon de reporter toute la responsabilité sur les seuls Guilériens.

Pour idéo, s’il faut inciter les citoyens au civisme, il ne faut pas pour autant se bercer d’illusions.

S’il n’y avait pas sur les routes la peur du gendarme et des radars, quels seraient les chiffres de la sécurité routière ?

De la même façon il n’est pas surprenant que sur une décharge sans aucune surveillance, il soit difficile de faire respecter des règles.

Espérons que dans le cadre du déménagement  de cet espace, le nouveau site sera aux normes et bénéficiera d’un minimum de contrôle, sinon on retrouvera les mêmes problèmes.

Que peut faire la municipalité ?

Plutôt que de passer des messages moralisateurs et sans suite, pourquoi ne pas faire une véritable campagne de sensibilisation ?

Comment appeler à lutter efficacement contre les incivilités afin de préserver le vivre-ensemble dans les quartiers de la ville ? C’est cette  problématique qui a été posée par la Ville de Bordeaux aux étudiants de quatre écoles de communication bordelaises.

Après une analyse de la situation, l’équipe des étudiants de 3ème année de Sup de Pub a constaté que les incivilités commises à Bordeaux découlaient d’un comportement égoïste et individualiste. Ils ont donc réalisé une campagne pédagogique s’adressant à tous les Bordelais en prenant le parti pris de l’humour pour capter l’attention des citoyens sans être trop insistant, ni moralisateur.
Leur idée ? Faire parler le mobilier urbain et surprendre ! Pour cela, ils ont mis en place un dispositif « de caméra cachée » pour capturer les comportements des passants. Cela donne des réactions spontanées souvent très drôles et prouve que le dispositif mis en œuvre fonctionne et engendre un véritable changement des comportements.

Parallèlement, une étudiante bordelaise de 23 ans, a réalisé un projet de campagne de sensibilisation sur les incivilités dans le cadre de ses études. Séduite par son travail, la mairie de Bordeaux a décidé de l’aider à concrétiser son projet en exposant ses affiches en septembre 2015

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Bien sûr, Guilers n’est pas Bordeaux, mais pourquoi ne pas lancer une grande réflexion sur le sujet via les écoles de la commune, les associations.

Pourquoi pas une exposition d’affiches à la médiathèque ?

Bref, on attend des actes de nos élus plutôt que de simples mots.

 

Zéro Déchet (3) : les défis « famille »

 

A Roubaix, 101 familles engagées dans le Zéro déchets

 

Ma vie Zéro Déchet : 6 mois dans la vie de Donatien

Donatien vit à Paris avec sa femme et sa fille. Il s’est donné six mois pour réduire sa production de déchets au maximum, c’est-à-dire zéro. Mais le voyage vers le 0 déchet est un parcours semé d’embûches. Alors pour partager ses galères, mes angoisses et mes victoires, Il a décidé de tenir un carnet de bord en images. Au fil de son expérience, il a eu la chance d’être épaulé par l’équipe de Zero Waste France : ils lui ont permis d’y voir plus clair sur la question des déchets et de leur gestion. Ensemble, ils ont élaboré des dossiers thématiques pour vous aider à vous frayer un chemin dans le monde merveilleux des déchets. Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne crée pas !

Vous trouverez ici  le carnet de bord de l’expérience.

Le film « Ma vie Zero déchet » a été diffusé sur France 2 dans Infra Rouge le 1er décembre dernier. Il est disponible en replay sur pluzz/francetv jusque fin décembre.

Zéro Déchet (2): Roubaix, les secrets d’une réussite

Situation actuelle :

  • 96 000 habitants.
  • 243 kg de déchets résiduels.
  • 63 kg de déchets recyclés, par an et par habitant en 2013.
  • Objectifs à 3 ans ; réduire de 30 % le total des décehts résiduels et atteindre un taux de recyclage de 40 %.
  • A 10 ans : atteindre les niveaux des meilleurs villes italiennes : 50 kg de déchets résiduels et 80 % de recyclage.
  • A terme : atteindre le Zéro Déchets

1ère action : communiquer ! Pour dédramatiser et expliquer

Dès le début, la villeroubaix a décidé de mettre en place une communication ludique et positive de la démarche, vis-à-vis du grand public. Le but : dédramatiser une démarche qui peut sembler contraignante , et expliquer, avec la volonté d’en faire un projet participatif et non institutionnel, l’envie de revendiquer une démarche singulière  et de développer un sentiment de fierté  et la conviction qu’on peut faire d’un problème une opportunité, et ainsi transformer l’image de Roubaix. Le moyen :  un site web dédié : www.roubaixzerodechet.fr.

2e action : impliquer TOUS les Roubaisiens

Alors, qui fait quoi exactement ? Toute la ville est concernée, des citoyens aux commerçants en passant par les entreprises et les pouvoirs publics.

Les 100 familles en première ligne de bataille :  compostage et atelierscompost-419261_1280-composteur

Ils ont été les premiers à agir. « Dès le départ, nous avons réuni 100 familles, dont les familles des élus, bien réparties sur tout le territoire de la ville », explique le maire. Leur challenge : réduire leurs déchets de 50 %.

Pour y arriver, un coaching personnalisé via des ateliers animés par les associations de la ville ont été mis en place. Encore des acteurs du projet,  tous en lien les uns les autres, toujours dans cette idée de transversalité. « Les habitants s’échangent des conseils sur un tchat qui leur est réservé », confie le chef de projet. Une initiative qui fait des envieux : « Des non-Roubaisiens nous appellent pour pouvoir bénéficier de ces conseils », s’amuse le maire !

A l’exercice : le compostage

La ville a mis en place des subventions pour l’achat de composteurs individuels et de lombri-composteurs pour les appartements. Des zones d’apport volontaire, encadrées par un maître composteur sont créées.

Et à Roubaix, on pense à tout ! Dans les quartiers où le compostage n’est pas possible, par absence de jardin et des apports trop faibles, une collecte de biodéchets est mise en place avec un transport doux, à vélo ou en voiture électrique.

Les commerces aussi en action : le vrac à l’honneur

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Les emballages, ce sont ceux que les commerces peuvent donner. Donc on les enlève. Cette logique est poussée et pensée jusqu’au bout, c’est le vrac qui est promu. Les commerçants sont donc invités à rejoindre le Label « Commerçant Zéro Déchet » qui implique de :

  • ne pas distribuer automatiquement des sacs, des couverts, des serviettes et de proposer des sacs ou cabs réutilisables ;
  • informer la clientèle pour faciliter le changement des habitudes ;
  • mettre en place une consigne pour les boîtes et les bouteilles, et d’accepter les contenants personnels ;
  • pratiquer la vente directe en cabas et inciter la réutilisation des sachets de vente en vrac
  • mettre à disposition des clients des cageots, des cartons…

A l’exercice : un magasin « Z’Héro ». Celui-ci est conçu pour sensibiliser commerçants et acheteurs. Il proposera une gamme diversifiée de produits en vrac, des contenants en verre et tissu, des sacs réemployables, des boîtes à goûter, des stops pub…

Les entreprises : le Zéro Déchet par la RSE

« Dans nos entreprises, nous ne sommes pas là pour produire des déchets. Il faut montrer l’exemple, vulgariser la démarche pour que ce ne soit plus un acte super-écolo, mais banal », revendique Jeff Squalli, Pdg d’Ecodas à Roubaix, un site de compostage de plastique et cartons, et Président du Club des entreprises Zéro Déchets, le club dédié créé dans le cadre du projet.

Pour inciter les entreprises à réduire leur déchets, rien de tel que des subventions. Qu’il faut toutefois aller chercher en répondant à des appels à projets territoriaux qui subventionnent les nouveaux modèles économiques, comme ceux de l’économie circulaire, ou ceux qui répondent à l’Economie Sociale et Solidaire.

Les associations  : les animations d’ateliers

Roubaix est riche en assocations. On en compte pas moins de 1.500. Nombreuses sont celles déjà concernées par le Zéro Déchets. ll y a celles qui animent les zones d’apport volontaires de biodéchets, d’autres qui les collectent, d’autres qui donnent des conseils sur le jardinage, etc.

Réparer une tondeuse, une cafetière électrique qui ne marchent plus, mais réparer aussi un accro dans un vêtement, remettre un bouton ou refaire un ourlet : voilà le but de ces ateliers pratiques, très en vogue et surtout très utiles. « C’est aussi un moyen de créér du lien et de la création tout court », note le maire.

En matière de création, Roubaix mise beaucoup sur son FabLab. Une version maxi devrait voir le jour à la fin de l’année 2015. En attendant de boucler un budget de plus de 200.000 euros.

Les institutions publiques : donner l’exemple

Evidément, c’est à l’institution de donner l’exemple. En plus de l’investissement personnel des équipes de la mairie de Roubaix, la Ville donne s’est donnée des objectifs Zéro Déchets :

  • suppression des bouteilles d’eau en plastique dans toutes les réunions ;

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  • remplacement de la vaisselle jetable par de la vaisselle réutilisable ;
  • réduction massive de la consommation de papier par la dématérialisation ;
  • incitation des agents à signer une charte d’engagement Zéro Déchets.

Les bâtiments publics sont aussi visés, et notamment les établissement scolaires, avec des actions pour diminuer les déchets : limiter le gaspillage à la cantine en valorisant les déchets ; créer des zones d’apports volontaires de biodéchets au sein des écoles ; mettre en oeuvre le tri systématique, supprimer les emballages des goûters.

Une reconnaissance nationale

Pour ces actions, Roubaix a inspiré le label national « Zéro déchets, zéro gaspillage », dont elle a logiquement été la lauréate en 2014. Elle continue à le mettre en oeuvre, en partenariat avec l’association Zéro Waste France et la Métropole européenne de Lille. Guillaume Delbar veut même créer une Université du Zéro Déchets à Roubaix. Pour que l’exemplarité se transmette. Pionnière, et bientôt copiée ?

Zéro déchet (1) : une politique à l‘échelle d’une ville

Avez-vous déjà entendu parler de Zero Waste Europe ? Ce mouvement réussit à engager des acteurs publics et privés dans des démarches de réduction des déchets à l’échelle d’une ville.

Son objectif : faire travailler associations et municipalités afin de réduire le volume de nos déchets et s’engager dans une démarche de conservation et de réutilisation de nos ressources.

« Zero Waste » (waste en anglais signifie à la fois le déchet et le gaspillage) est un objectif à la fois pragmatique et visionnaire. S’engager dans une démarche Zero Waste suppose de mettre l’accent sur la prévention des déchets, afin de réduire le volume et la toxicité des déchets et des matériaux, de conserver et de récupérer toutes les ressources, et non de les brûler ou les enterrer.

Capannori, la pionnière italienne

Capannori-logoLa commune toscane de Capannori (46 000 habitants) près de Pise, première ville d’Europe à s’être fixée un objectif de production de zéro déchet d’ici à 2020, fait aujourd’hui référence.

Résultats : -40% de déchets ménagers et assimilés entre 2004 et 2013. En comparaison, la France vise à réduire seulement de 10% ces résidus entre 2010 et 2020, si l’amendement au projet de loi sur la transition énergétique est adopté par les parlementaires.

A Capannori, les ordures résiduelles ont également fondu de 57% en 5 ans, passant de 340 kilogrammes par habitant en 2006 à 146 kg/hab en 2011. Un Français en a produit en moyenne deux fois plus cette année-là (288 kg/hab en 2011).

Etudiée par des élus locaux venus d’un peu partout dans le monde, la stratégie «Zero waste» de Capannori est à la fois un concentré de recettes traditionnelles, mais encore peu appliquées, et un laboratoire d’idées neuves. Parmi les grands classiques: la généralisation de la collecte en porte-à-porte pour favoriser le tri à la source du verre, du plastique, de l’aluminium, du papier-carton, des déchets organiques et des ordures résiduelles. Ensuite, la tarification incitative («pay as you throw»), mise en place en 2013, qui a fait grimper le taux de valorisation matière (recyclage et compostage) à 90%.

Enfin, la généralisation de la réutilisation auprès des habitants, avec l’ouverture de trois centres pour récupérer textiles, meubles, vélos ou appareils électriques usagés.

Roubaix, la référence françaiselarge

Fasciné par la réussite de Capannori, Guillaume Delbar, le nouveau maire de Roubaix, a décidé de lancer sa ville dans la chaine vertueuse Zéro Déchets.

La ville s’est dotée d’une feuille de route ultra précise, visant le long terme.  Et, surtout, la démarche implique tous les acteurs de la ville : pas seulement les citoyens et les pouvoirs publics, comme on le trouve souvent, mais aussi les écoles, les associations, les commerces et les entreprises. Il fallait oser une telle transversalité !

La feuille de route pour Roubaix

  • 96 000 habitants.
  • 243 kg de déchets résiduels.
  • 63 kg de déchets recyclés, par an et par habitant en 2013.
  • Objectifs à 3 ans ; réduire de 30 % le total des décehts résiduels et atteindre un taux de recyclage de 40 %.
  • A 10 ans : atteindre les niveaux des meilleurs villes italiennes : 50 kg de déchets résiduels et 80 % de recyclage.
  • A terme : atteindre le Zéro Déchets.

San Francisco : l’échelle XXL

Territoires Zero déchet : l’appel à projets français

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En juillet 2014, un premier appel à projets « territoires zéro gaspillage zéro déchet », a suscité près de 300 manifestations d’intérêt en France. En décembre 2014, 58 territoires ont été désignés lauréats. Depuis, ces territoires ont lancé leurs projets de manière opérationnelle, mettant en place des actions de terrain, et une gouvernance participative pour progresser vers l’objectif « zéro déchet, zéro gaspillage ».

Le lien vers l’appel à projets du ministère de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie

Un nouvel appel à projet est lancé pour 2015 : il s’appuie également sur des associations. Brest apparait sur la carte des signataires et fait partie des territoires lauréats de l’appel à projet 2014.

Brest métropole et Rennes métropole lauréates de l’appel à projets « territoire zéro déchet, zéro gaspillage »

 

A suivre : Roubaix Zero Déchet : comment ça marche?