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Quel avenir pour les commerces à Guilers?

Dans notre dernière lettre nous avons consacré une page entière à la problématique du commerce de proximité à Guilers. Alors redonnons du souffle à nos commerces, faisons nos courses à Guilers ! Telle était la conclusion de notre article.

Idéo était allé à la rencontre des commerçants. Ceux-ci ne nous avaient pas caché leurs difficultés, une réunion était prévue avec la mairie fin avril.

Malheureusement ceux qui ont fait un petit tour en ville ont pu lire cette affichette sur l’entrée de la boucherie charcuterie :

Alors que la population de Guilers ne cesse de s’accroitre, les commerces de proximité diminuent, une contradiction qui devrait interpeller nos élus. Certes comme nous l’avions écrit dans la lettre Idéo, c’est bien le consommateur qui a la main et qui décide où il va faire ses courses, un choix parfois lourd de conséquences.

Faire vivre un commerce de centre-ville attractif constitue le souhait de nombreux maires, quelle que soit l’importance de la commune. Cela passe bien sûr par une armature commerciale solide mais aussi par la capacité, des commerçants et des municipalités, à l’animer. Or sur ce point l’action municipale est pour le moins réduite, elle se résume à la mise en place d’un marché le jeudi soir.

Alors qu’un projet de réaménagement du centre bourg de Guilers avait été initié en 2008, depuis force est de constater qu’aucune réalisation n’a été engagée pour optimiser l’image de notre centre… Quand on constate l’état de délabrement de la place on est en droit de se demander si ce projet n’est pas passé aux oubliettes… Cela n’incite effectivement pas les consommateurs à venir dans les commerces de proximité, et ne constitue vraiment pas un aspect attractif pour les commerçants… Ceci explique peut-être aussi en partie le nombre de locaux commerciaux vacants…

Pour Idéo il faudrait tout d’abord faire un diagnostic précis avec l’ensemble des acteurs,

  • recenser les besoins des commerçants, il faut un travail d’écoute et de dialogue et les faire participer au projet de revitalisation commerciale.
  • recueillir les données économiques du commerce, le nombre de cellules commerciales. La répartition des différents types de commerces présents (alimentaire, supermarchés, équipement de la personne et de la maison, bricolage jardinage, culture-loisirs, divers non alimentaires, hygiène-santé-beauté, auto/moto, hôtellerie – restauration tourisme, autres services…).
  • recenser les besoins de la population. Une enquête pourrait interroger la population sur leurs types d’achats (alimentaires, non-alimentaires, services…), les raisons de fréquentation du centre-ville, les motivations ou les freins d’achats (proximité domicile / travail, dépannage, facilité d’accès ou de stationnement, qualité de service, diversité des commerces ou produits, rapport qualité / prix…).

De la même façon, elle peut par ailleurs recueillir l’opinion des sondés sur le dynamisme du centre-ville, l’adaptabilité des commerces aux nouvelles technologies, la sécurité et l’éclairage, l’animation commerciale, la signalisation, les horaires d’ouverture…

La mairie peut aussi mettre en place une plateforme numérique participative, qui permet aux habitants d’exprimer des avis sur le commerce de centre-ville et proposer des initiatives ou des projets innovants et enfin faire l’analyse de ces besoins. Le tout articulé autour d’un vrai projet pour le centre-ville en n’hésitant pas à dupliquer ou adapter des expériences conduites ailleurs.

Pour Idéo une chose est sûre, si rien n’est fait rapidement d’autres fermetures pourraient survenir.

Avec des idées et de la bonne volonté, on peut inverser la tendance et insuffler une vraie dynamique au centre bourg.

A noter :

Le Carrefour des Communes, forum dédié aux municipalités et communautés de communes aura lieu les 6 et 7 octobre prochain au Quartz à Brest. Parmi les 4 conférences ouvertes au public, celle du vendredi après-midi est consacrée à cette thématique:

 affiche_ccf2016-amf29-web-180x263 Conférence 4 – Elus et attractivité économique (vendredi 15h30-16h30)
« Vie économique locale, enjeu social : Redonner un souffle nouveau aux centres-villes et centres-bourgs ! » Comment faire face au changement d’identité communale, et notamment à la vacance des locaux commerciaux constatés au cœur des communes, rurales comme urbaines ?
Un enjeu de taille pour le développement économique local, la qualité de vie des habitants, l’habitat, mais aussi l’attrait touristique de la commune….
Retours d’expériences : Quelles sont les clés d’un bon diagnostic de départ avant tout plan d’actions ? Comment mettre en place un dialogue constructif entre tous les acteurs ? Quels financements et quels outils ?
Réponses aux élus confrontés aux phénomènes de friches commerciales.Intervenants :
M. Jean-Luc POLARD, vice-président de Brest métropole, adjoint au maire de Brest
M. Dominique RAMARD, président de l’Etablissement Public Foncier de Bretagne
M. Nicolas KERMARREC, adjoint au maire de Lesneven en charge de l’économie locale, commerce, artisanat, tourisme, patrimoine
M. Gérard ATLAN, Conseiller du président du Conseil du commerce de France, éditeur du guide pratique sur les actions efficaces en faveur du commerce de centre-ville
M. Hervé LEMAINQUE, président de l’Association de la Journée Nationale du Commerce de Proximité, de l’artisanat et du centre-ville (JNCP)

L’accès à ces conférences est libre, il faut simplement s’inscrire sur le site du Carrefour des Communes.

Idéo sera à cette conférence,  nous en publierons un compte-rendu sur ce site.

 

Plus de ballons, place aux pelleteuses

Les pelleteuses et les engins de chantiers ont pris possession de l’ex-stade de Kermengleuz. Pour tous les footeux de Guilers et leurs supporters, ce n’est pas sans un pincement au cœur qu’ils voient disparaitre un lieu qui a connu tant d’émotions. Mais, c’est ainsi, la municipalité actuelle a décidé ( une fois les élections passées), de transformer cet espace dédié au sport en lotissement.

Notre commune souhaite donc avoir plus d’habitants……mais dans le même temps réduit les équipements sportifs ! Selon la municipalité, le terrain en synthétique de Louis Ballard suffit aux besoins de l’activité football, sauf qu’il manque à minima  un club house et une tribune pour retrouver l’équivalent de Kermengleuz. Il faudra donc encore mettre quelques centaines de milliers d’euros sur la table pour y parvenir. Mais la question de fond qui se pose est la suivante : que restera-t-il comme espace non construit à Guilers ? Qu’en sera-t-il de la qualité de vie que les habitants sont venus chercher ?

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Toujours des incivilités, à quand des initiatives?

De façon régulière on trouve dans les nouvelles de Guilers des appels au civisme de la part de mairie. Ainsi cette semaine la problématique posée est celle de la décharge de déchets verts. Visiblement, malgré ces différents messages, la situation ne s’améliore pas. On peut même se demander si les appels de la mairie ne sont pas un aveu d’échec et une façon de reporter toute la responsabilité sur les seuls Guilériens.

Pour idéo, s’il faut inciter les citoyens au civisme, il ne faut pas pour autant se bercer d’illusions.

S’il n’y avait pas sur les routes la peur du gendarme et des radars, quels seraient les chiffres de la sécurité routière ?

De la même façon il n’est pas surprenant que sur une décharge sans aucune surveillance, il soit difficile de faire respecter des règles.

Espérons que dans le cadre du déménagement  de cet espace, le nouveau site sera aux normes et bénéficiera d’un minimum de contrôle, sinon on retrouvera les mêmes problèmes.

Que peut faire la municipalité ?

Plutôt que de passer des messages moralisateurs et sans suite, pourquoi ne pas faire une véritable campagne de sensibilisation ?

Comment appeler à lutter efficacement contre les incivilités afin de préserver le vivre-ensemble dans les quartiers de la ville ? C’est cette  problématique qui a été posée par la Ville de Bordeaux aux étudiants de quatre écoles de communication bordelaises.

Après une analyse de la situation, l’équipe des étudiants de 3ème année de Sup de Pub a constaté que les incivilités commises à Bordeaux découlaient d’un comportement égoïste et individualiste. Ils ont donc réalisé une campagne pédagogique s’adressant à tous les Bordelais en prenant le parti pris de l’humour pour capter l’attention des citoyens sans être trop insistant, ni moralisateur.
Leur idée ? Faire parler le mobilier urbain et surprendre ! Pour cela, ils ont mis en place un dispositif « de caméra cachée » pour capturer les comportements des passants. Cela donne des réactions spontanées souvent très drôles et prouve que le dispositif mis en œuvre fonctionne et engendre un véritable changement des comportements.

Parallèlement, une étudiante bordelaise de 23 ans, a réalisé un projet de campagne de sensibilisation sur les incivilités dans le cadre de ses études. Séduite par son travail, la mairie de Bordeaux a décidé de l’aider à concrétiser son projet en exposant ses affiches en septembre 2015

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Bien sûr, Guilers n’est pas Bordeaux, mais pourquoi ne pas lancer une grande réflexion sur le sujet via les écoles de la commune, les associations.

Pourquoi pas une exposition d’affiches à la médiathèque ?

Bref, on attend des actes de nos élus plutôt que de simples mots.

 

Le projet « territoires zéro chômage » voté à l’unanimité

Le projet « territoires zéro chômage » voté à l’unanimité
Alors que l’ensemble des médias étaient focalisés sur les élections régionales, c’est dans une quasi indifférence que l’assemblée nationale a voté à l’unanimité une proposition de loi socialiste sur un sujet qui est l’une des préoccupations majeure des français : le chômage.
Cette proposition de loi est issue d’un projet d’ATD Quart Monde qui fait le pari qu’il reviendrait moins cher pour la collectivité de financer un CDI payé au smic à un chômeur plutôt que de continuer à dépenser de l’argent pour compenser son inactivité. ATD Quart Monde demande donc le droit d’expérimenter dans des petits territoires volontaires le bien-fondé de cette hypothèse.
« C’est la première fois sur un texte social », se félicite le rapporteur PS Laurent Grandguillaume. Ce texte est programmé le 16 janvier au Sénat, avant une promulgation vers mars, et une mise en œuvre sur le terrain pour la rentrée 2016.

L’idée, née dans les années 1990 dans l’esprit de militants de l’insertion du Maine-et-Loire et portée depuis 2010 par ATD Quart Monde, est basée sur un triple constat, que résume Patrick Valentin, l’un de ses militants : « Beaucoup de personnes ne trouvent pas d’emploi alors qu’elles ont des compétences. Cette privation d’emploi coûte à la société un prix exorbitant. Pourtant, le travail ne manque pas puisqu’il existe beaucoup de tâches utiles à la société qui ne sont pas réalisées. »

Une idée qui intéresse Idéo puisqu’elle sera expérimenté au niveau des territoires. Selon le projet voté mercredi, l’expérimentation durera cinq ans et concernera dix territoires, avant une éventuelle extension si l’évaluation est positive. D’ores et déjà, cinq communes rurales sont sur les rangs : Pipriac (Ille-et-Vilaine), Mauléon (Deux-Sèvres), Prémery (Nièvre), Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle), et Jouques (Bouches-du-Rhône).

Il s’agira d’abord de recenser les compétences de demandeurs d’emploi volontaires, choisis parmi les chômeurs depuis plus d’un an vivant sur le territoire depuis au moins six mois. Puis de définir, parmi les besoins locaux non couverts, les activités qu’ils pourront exercer : aide aux personnes âgées, livraisons, maraîchage, animations touristiques…

Michel de Virville, conseiller honoraire à la cour des comptes accompagne le projet . Pour lui, l’un des points importants consistera à s’assurer que ces activités ne feront concurrence ni aux entreprises ni aux établissements publics du coin, ce qui est très difficile à assurer d’un point de vue macroéconomique mais qu’on peut gérer localement.

À la différence des contrats aidés, précaires, les demandeurs d’emploi, entre 100 et 200 par territoire, seront embauchés en CDI et payés au smic.

Ces embauches seront financées par un « Fonds d’expérimentation », qui permettra d’amorcer le projet, le temps que le projet produise des recettes et que les économies sur les dépenses sociales soient prouvées.

La ministre du travail Myriam El Khomry a évoqué « un effort financier exceptionnel » de l’État la première année, puis, en rythme de croisière, une prise en charge équivalente à un contrait aidé dans le secteur marchand (entre 30 et 47 % du smic). Soit, selon une source proche du dossier, 10 millions d’euros dès 2016 sur quatre territoires, puis 40 millions d’euros par an.

Une idée neuve, qui vient d’acteurs proches du terrain, n’a-t-elle pas plus de chance de fonctionner ?

Pour Idéo la réponse est Oui. Si vous aussi vous pensez que c’est une bonne idée, n’hésitez pas à liker et nous faire vos commentaires

Nb : le dossier complet du projet « territoire zéro chômage » est disponible auprès d’Idéo sur demande.

Zéro Déchet (3) : les défis « famille »

 

A Roubaix, 101 familles engagées dans le Zéro déchets

 

Ma vie Zéro Déchet : 6 mois dans la vie de Donatien

Donatien vit à Paris avec sa femme et sa fille. Il s’est donné six mois pour réduire sa production de déchets au maximum, c’est-à-dire zéro. Mais le voyage vers le 0 déchet est un parcours semé d’embûches. Alors pour partager ses galères, mes angoisses et mes victoires, Il a décidé de tenir un carnet de bord en images. Au fil de son expérience, il a eu la chance d’être épaulé par l’équipe de Zero Waste France : ils lui ont permis d’y voir plus clair sur la question des déchets et de leur gestion. Ensemble, ils ont élaboré des dossiers thématiques pour vous aider à vous frayer un chemin dans le monde merveilleux des déchets. Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne crée pas !

Vous trouverez ici  le carnet de bord de l’expérience.

Le film « Ma vie Zero déchet » a été diffusé sur France 2 dans Infra Rouge le 1er décembre dernier. Il est disponible en replay sur pluzz/francetv jusque fin décembre.